D'abord je voudrais dire : MERCI MERCI MERCI pour vos commentaires !!! Et encore MERCI ! Je vous zaime^^Comme je suis pas inhumaine j'attend pas avant de poster la suite...BONNE LECTURE ! (si vous comprennez pas quelque chose posez moi une question précise et je répondrais le plus vite possible^^)III
Le Bus arriva à la prairie du festival de Munich à midi pile. Les garçons prirent leur repas dans une espèce de chapiteau ultra-surveillé qui servait de cantine pour les stars invitées. Je passai au nez de la bande de muscles chargée de la sécurité.
Sous le chapiteau j'aperçus quelques grands noms. Genre le batteur de Within Temptation qui engouffrait ses pâtes à une vitesse insoupçonnable, les jumeaux de Good Charlotte recrachant leurs verres à cause d'une vanne particulièrement hilarante, Jared Leto plongé dans ses pensées laissant refroidir son steak... Mais je ne prêtais pas vraiment attention à eux, toute mon âme était concentrée sur Bill. Il alla se servir au self et revint à table avec une montagne de frites et des saucisses de Francfort.
-Mmm ! commenta Tom en attaquant les siennes.
-Pourquoi vous vous cramponnez à vos habitudes comme des sangsues ? demanda Gustav curieux, les gratins de légumes c'est délicieux vous savez...
-Parle pour toi, objecta Georg. Je ne tiens pas à mourir d'intoxication.
-Pareillement, renchérit le dreadé en aspergeant ses frites de ketchup, mon corps de Dieu ne supporterait pas toutes ces protéines et ces vitamines.
-Pfff, abandonna Gustav, restez ignare toute votre vie.
Et il transperça une rondelle de courgette avec un sourire provocateur. Les trois autres se bidonnèrent direct.
Je commençais à chantonner un air que j'avais dans la tête.
-Tu chantes quoi Bill ? interrogea Georg.
-Hein ? demanda celui-ci en revenant sur Terre. Heu...je sais pas...je chantais quelque chose ?
Je jubilai ! Bill avait repris ma chanson sans s'en apercevoir ! Donc ça voulait dire qu'il percevait ma présence. Je décidai à partir de ce moment d'essayer de me faire remarquer, sans m'imposer toutefois. Si je lui faisais peur où le perturbais j'arrêterais sur-le-champ.
Le groupe devait passer dans la soirée, vers 21h15. Pour le moment on entendait au loin les réglages du son pour que tous soit ok pour les groupes de l'après-midi.
-On fait quoi maintenant ? questionna Bill. Je propose qu'on aille voir le mec qui s'occupe de la balance de la scène. Pour qu'il ne merde pas lors de notre passage.
-Ouais, bonne idée ! approuva Tom.
Les quatre amis sortirent du chapiteau accompagnés d'une bande de garde du corps. Je m'assis sur l'épaule de l'un d'eux afin de prendre de la hauteur sans m'embêter à voler. La gigantesque prairie était noire de monde et le public se concentrait sur les baraques à frites ou pique-niquait devant la scène. Le soleil était au rendez-vous en ce début avril. Derrière le paravent qui séparait les vedettes de leurs fans, Tokio Hotel pouvait marcher sans s'inquiéter d'être vu : il fallait un passe pour franchir la barrière de toile.
J'avais eu du mal à me rendre à quel point Bill, Tom, Georg et Gus étaient célèbres. Je mesurais désormais l'étendue de leur succès.
Ils s'occupèrent donc de leur bidule de musique auquel je ne comprenais rien, le gars à qui ils comptaient parler entendit leurs conseils et leur assura qu'il s'occuperait personnellement du son. Du coup, une demi-heure plus tard, les quatre compères repartirent d'où ils étaient venus. D'un commun accord ils décidèrent de rejoindre le bus. Je remarquai le soulagement d'un des gardes du corps quand ils annoncèrent cette intention, apparemment celui-la en avait assez de courir après ses protégés dans la chaleur de l'après-midi.
-Climatisation !!!!!!!!! se réjouit Bill en entrant dans le Bus. Merveille de la technologie...
Personnellement je ne sentais absolument rien. Déprimant.
Je suivis les garçons jusque dans le salon de l'étage où ils s'assirent après avoir prit de quoi s'occuper. Gustav s'était donné pour tâche de lire le courrier des fans et d'y répondre avec soin. C'était une des habitudes de Gus, quand il s'attaquait à quelque chose il le faisait à fond. Enfin, là... quelque chose me disait qu'il aurait du mal à finir. Georg enfonça son mp3 dans ses oreilles et ferma les yeux, afin de déchiffrer les accords de basse de son modèle je suppose. Tom, dans un élan de courage surprenant, se plongea volontairement dans ses leçons...de la chimie d'après ce que je pus observer. Bill, enfin, pris de quoi dessiner pour la deuxième fois de la journée.
Je m'assis sur l'accoudoir de son fauteuil et le regardai faire. Enfin...mon intérêt était plus porté sur le dessinateur que sur le dessin. Son visage traduisait la concentration, il essayait visiblement de se remémorer quelque chose. Je ne su pas s'il réussit dans son entreprise mais il posa la mine du crayon sur le papier et, doucement, commença à esquisser quelques traits.
Je regardai ses longs doigts, sa manière bien à lui de tenir le crayon, les lents mouvements de son poigné,...son avant-bras dont on devinait le tracer des veines, particularité masculine,...ses biceps se dessinant à travers les manches moulantes de son T-Shirt noir, plus haut encore son épaule...puis son cou, le plus beau au monde peut-être,...l'arrête de sa mâchoire, sa bouche entrouverte, ses lèvres qu'il mordillait par moment d'application. Et enfin ses yeux. Toujours. Profonds comme deux inextricables bourbiers, deux univers sans fin ni limite. Je m'y perdais dans leur contemplation, deux prunelles merveilleuses pour lesquelles j'accepterais de rester dans l'état où je suis, rien que pour pouvoir m'y noyer. Un léger froncement de sourcil, mon ange est contrarié.
-Je n'y arrive pas..., murmura t'il pour lui-même.
-Qu'est ce que tu dis ? demanda son frère en sortant de son cahier.
-Rien rien..., répondit-il évasif en regardant sa production.
Tom retourna sans insister à son occupation. Moi je portai mon attention sur le dessin de Bill. Et c'est avec une extrême surprise que j'en découvris le sujet. Si j'avais pu respirer je me serais étranglée.
C'était moi. Je pouvais le deviner aisément, même si, comme je l'ai déjà dit, Bill est chanteur et pas dessinateur. Mes longs cheveux châtains, gris foncé sur la feuille ; la forme de mon visage. C'était bien moi, et sans aucune erreur possible. Mon c½ur battit plus vite et j'eus comme l'impression de suffoquer alors que, techniquement, c'était impossible. Et pourtant je du faire face à une rafale imprévue de sentiment, plus puissante que toutes autres sensations, mille fois plus puissante que la douleur de mon crâne au moment de l'accident.
Il se souvenait de moi. Il voulait se rappeler mon visage, son rêve. Il le prenait à c½ur. Je sentis une larme de bonheur se créer au coin de mon ½il, d'un battement de cil je la chassai. Elle parcourut ma joue puis termina sa course dans le vide, sur l'avant-bras de Bill si elle avait été réelle.
Il sursauta légèrement, ma larme s'était matérialisée sur sa peau. Je portai ma main à la bouche pour retenir un cri de surprise. Mes habitudes matérielles restaient. Il tourna alors son visage vers moi et, instantanément, la stupéfaction se peignit sur son visage. Je su instinctivement qu'il me voyait. Mon amour et mon bonheur prirent le dessus sur le choc et je lui souris. Il resta bouche bée et battit rapidement des paupières pour vérifier qu'il ne rêvait pas. Ce qui arriva. Au bout de quelques secondes je vis bien que j'avais disparu à ses yeux.
Il resta perplexe pendant de longues minutes, ses yeux traduisant tout son trouble. En moi, un immense espoir naissait. Il était possible de me voir, IL m'avait vu. Je me fit la promesse de tout tenter pour que ça se reproduise.
-Ça va Bill ? demanda Gustav en regardant son ami, l'air inquiet.
Mon ange fut apparemment violemment tiré de ses pensées car il secoua la tête avant de la plonger dans ses mains, l'air totalement perdu.
-Ça va ? insista Gustav de plus en plus préoccupé.
-Comment ? fit Bill évasif.
Je m'en voulu de le mettre dans cet état. Finalement peut-être ne valait t'il mieux pas retenter l'expérience. Je culpabilisai alors de m'en être réjoui.
Le batteur soucieux quitta son siège et vint s'accroupir au pied du fauteuil de son chanteur.
-Bill, quelque chose ne va pas ?
Tom, qui avait remarqué le problème chez son jumeau, se précipita à ses côtés et le scruta intensément, encore plus préoccupé que Gustav. Bill soutint son regard un court instant avant de porter sa main à son front.
-Je me sens pas très bien, finit-il par lâcher dans un souffle.
-Où as-tu mal ? questionna son frère au sommet de l'anxiété. Tu veux de l'eau ? Tu veux que je t'apporte à manger ?
Georg, qui s'était à son tour aperçut du malaise de Bill se rapprocha.
-Bill...il vaut peut-être mieux que tu ailles t'allonger, conseilla t'il pertinemment.
Mon ange acquiesça faiblement et se releva maladroitement du fauteuil, aidé d'un Tom particulièrement attentif. Ce dernier l'accompagna jusqu'à son lit et l'aida à s'allonger. Bill ne paraissait pas se remettre avec le temps, cette constatation acheva de m'accabler de remords.
-Je vais prévenir les producteurs pour qu'ils annulent tous si tu veux, suggéra Tom dans un murmure.
-Non, refusa net Bill. J'ai juste besoin d'un peu de repos et ça ira mieux.
-Tu es sûr ? insista Georg.
-Parce que sinon c'est pas grave tu sais..., répéta le guitariste.
-Ça va aller je vous dis, rassura le malade.
Après lui avoir souhaité un prompt rétablissement ils quittèrent le couloir de la chambre en chuchotant à voix basse et le laissèrent seul. Tom eut un dernier regard pour son frère en s'éloignant.
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Voili voilou les gens ^^ ! J'espère que ça vous plaira, commentaiiiiiiiiiiiiiiiiiiires siouplait ! (é_è) La suite dans pas très longtemps...TOKIO HOTEL
POWAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA